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Quel lien entre fibrome utérin et prise de poids ?

Dernière mise à jour : 12 janv.


femme en brassière en train de mesurer son tour de taille

Les fibromes utérins touchent malheureusement de plus en plus de femmes, c'est aujourd'hui plus de 30% des femmes entre 35 et 55 ans (70% des femmes de 45 ans) qui sont touchées par cette tumeur bénigne.

Connus aussi sous le nom de myomes, de léiomyomes ou de fibromyomes, les fibromes utérins sont de petites masses de tissu à l’aspect rond qui sont à l'origine microscopique mais qui peuvent devenir très grosses.


Les conséquences de cette tumeur peuvent être assez pesantes au quotidien.

Parmi ces conséquences, la prise de poids est l'une des plus fréquentes, nous allons donc étudier le sujet en profondeur aujourd'hui pour que vous puissiez en savoir plus.


Comment peut-on prendre du poids à cause d'une tumeur ?

Il y a en fait plusieurs tumeurs qui entraînent des prises de poids rapides et inexpliquées bien que ce ne soit pas les premières choses auxquelles on pense.

En plus des fibromes utérins, les tumeurs de l’ovaire ou kystes dermoïde peuvent par exemple être impliqués dans une prise de poids.


Contrairement aux maladies, ces tumeurs ne provoquent aucun symptôme facilement décelable, c'est pour cela qu'elles sont très difficiles à détecter sans un passage chez un gynécologue qui fera une échographie.

Pourtant, il est très important de les détecter au plus vite car elles peuvent devenir tellement grosses qu’elles remplissent l'abdomen au bout d'un certain temps, ce qui entraîne la fameuse "prise de poids".


Quels sont les autres symptômes d'un fibrome utérin ?

Il y a d'autres choses qu'une prise de poids qui peuvent vous laisser penser qu'il y a un ou plusieurs fibromes utérins dans votre estomac.

Des douleurs dans le bas-ventre, des règles anormalement abondantes ou des saignements en milieu de cycle sont par exemple des choses qui peuvent vous mettre la puce à l'oreille.

femme en chemise blanche sur un lit a mal au ventre

Des rapports sexuels inconfortables ou carrément douloureux, une envie d’uriner anormalement fréquente et une constipation chronique sont également des signes avant-coureurs.

Si les fibromes perturbent à ce point la santé intime des femmes, c'est à cause de leur localisation, ils se développent en effet à l’extérieur de l'utérus (fibromes sous-séreux), dans le muscle utérin (fibromes interstitiels) ou dans la cavité utérine (fibromes sous-muqueux).


Ces fibromes peuvent ensuite grandir et occuper une plus grande place, ce qui fait qu'ils viendront en plus s'installer dans une autre zone de l'utérus que celle où ils étaient au départ, voire même déformer l'utérus si ils ne sont pas pris en charge et grossissent pendant trop longtemps.


Il est donc logique que les femmes qui se retrouvent avec ces masses de tissu musculaire dans des zones aussi sensibles voient leur santé intime être quelque peu perturbée, les fibromes peuvent exercer une pression à la fois sur l’intestin, la vessie et le vaginn ils peuvent même "dégénérer"...


Cela arrive quand ils grossissent tellement que leur approvisionnement en sang devient insuffisant.

Des kystes gras et rouges peuvent alors apparaître, ce risque est particulièrement élevé pendant la grossesse.


Qu'est-ce qui permet aux fibromes utérins de se développer ?

femme qui tient une plaquette de médicaments et un verre d'eau

Les causes exactes des fibromes utérins sont encore floues, les médecins pensent toutefois que les dérèglements hormonaux, la consommation d'alcool, le surpoids et l'appartion précoce des règles favorisent leur développement.

Les dérèglements hormonaux peuvent êtres dus à différents facteurs, la prise de médicaments en tout genre (contraceptif, corticostéroïdes, antidépresseur...) peut par exemple être en cause.


En plus de cela, il y a aujourd'hui de vrais risques liés aux perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens diverses substances chimiques qui ont une influence (très souvent néfaste) sur le système hormonal.

Les hormones sont des sortes de "messagers" dans notre organisme qui sont responsables du bon fonctionnement de nos différents métabolismes.


Les perturbateurs endocriniens sont un problème car ils peuvent selon les situations diminuer ou augmenter l'action des hormones en question ou même se substituer à elles et les empêcher de fonctionner, ce qui provoque inéluctablement des dérèglements dans notre corps.


Il y a de très nombreuses sources d'exposition car il y a de très nombreux perturbateurs endocriniens, il y a même aujourd'hui des composés qui ne sont pas classifiés parmi les perturbateurs endocriniens mais qui sont suspectés de l’être.

Si vous utilisez des pesticides dans votre jardin, vous êtes déjà fortement exposés aux perturbateurs endocriniens.


En consommant des produits issu de l'agriculture non-biologique, vous vous exposés également aux perturbateurs endocriniens puisqu'ils sont projetés dans des champs.

Il y a même des produits comme le soja qui contiennent des œstrogènes qui sont des perturbateurs hormonaux directement dans leur composition quel que soit le mode de production.

petites fèves de soja vertes en vrac en grande quantité

Il y a aussi bien sûr des additifs alimentaires tels que L'hydroxyanisol butylé (BHA) ou le butylhydroxytoluène (BHT) qui sont considérés comme des perturbateurs endocrinens.

On retrouve ensuite ces perturbateurs dans la composition de très nombreux produits d'hygiène, d'entretien, de nettoyage et de beauté dont certains qui se disent "naturels" ou "vert".


La fumée de cigarette, qui est décidément un des plus grands fléaux sur Terre contient aussi des perturbateurs endocriniens.

Il y a même des composants électroniques qui contiennent des perturbateurs endocriniens.

Enfin, le plastique, qui est déjà responsable d'innombrables problèmes peut aussi être un moyen de contamination des perturbateurs endocriniens.

Il y a donc de grandes chances que les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans la prolifération des fibromes.


Il y a aussi des données génétiques qui pourraient rentrer en ligne de compte, le risque est accru pour une femme dont la mère, la tante et/ou la sœur a été touchée.

Enfin, les fibromes répondent aux œstrogènes, ils augmentent souvent de taille en période de fertilité.


Comment soigne-t-on un fibrome ?

Après avoir repéré la tumeur, la chose la plus naturelle est de songer à la faire disparaître, cependant, tous les fibromes n'ont pas vocation à être traité. Seuls ceux qui perturbent réellement la vie quotidienne des patientes sont pris en charge par les médecins.

médecins avec des masques et des blouses en train d'opérer

La taille et la localisation des fibromes poussent donc les médecins à mettre en place un projet d'opération de la patiente ou non.

L'âge et les projets de vie de cette dernière (désir d'enfant ou non) sont également des facteurs que les médecins prennent en compte dans leur décision.


L'opération de retrait des fibromes appelée myomectomie est aussi souvent recommandée si les fibromes sont relativement peu nombreux.

Cette opération est réalisée par voie vaginale ou par cœlioscopie, elle permet de préserver l’utérus, mais n'empêche malheureusement pas les récidives.


Depuis peu, il existe une autre opération qui peut être une alternative.

Les médecins essayent de développer une nouvelle technique appelée embolisation.

Cette opération se fait à l'aide de radiologues interventionnels qui asphyxient les fibromes en bloquant les artères qui les nourrissent.


Cette méthode est aujourd'hui disponible dans la plupart des gros CHU et est efficace dans environ quatre cas sur cinq.

Cependant, ces deux opérations, aussi efficaces soient elles, n'empêchent pas les fibromes d'apparaître à nouveau.


C'est pour cela qu'une solution plus radicale est envisagée lorsque la patiente n’a plus de projet de grossesse et que les fibromes sont un réel handicap dans sa vie.

Cette solution est de faire une hystérectomie, c'est à dire de purement et simplement retiré l’utérus.


Cette opération est en général réservée aux femmes de plus de 40 ans et est très lourde et invasive, elle permet toutefois de ne définitivement plus souffrir de fibromes.

Environ 25% des femmes